Selon vous, Quel marché de l’art souhaiteriez-vous pour les artistes peintres, sculpteurs et photographes antillais ?

Aujourd’hui les artistes antillais ont besoin d’un moyen pour exprimer leur capacité, se réunir au sein d’une manifestation régionale qui leur permet de partager leur passion et montrer leurs talents au public, aux amateurs, aux collectionneurs, d'avoir des contacts utiles et de lier connaissance les uns avec les autres. Ils ont besoin d’un marché de l’art structuré et transparent, qui leur sert de miroir et leur donne le pouls de la scène artistique locale et mondiale. Ils ont besoin aussi de savoir si ce qu’ils font à réellement de la valeur ou si cela répond à des attentes réelles dans le marché.

Un marché qui n’est pas réglementé par des lois et des règles claires, respectées par tous, où la vente et l’achat se font en l’absence de tout témoin, et dont le lieu et la date des transactions ne sont connus de personne... est un marché clandestin et ceux qui y exercent le font de manière clandestine, comme s’ils vendaient et achetaient des produits illicites.

Les Antilles peuvent constituer un marché de l’art très fort. Elles ont des artistes qui sont prolifiques et qui produisent des œuvres de qualité, qui mériteraient d’être connues et valorisées, malheureusement, le marché ne les permettent pas d’évoluer, ceux qui font bouger le mieux le marché ce sont les grands disparus des Antilles.

En fin, les artistes antillais ont besoin d’accroître leur visibilité et dynamiser leur présence sur le marché international. Une visibilité accrue des artistes antillais passera par des manifestations artistiques solides, par la création et la professionnalisation de structures de diffusion, dotées d’une bonne connaissance des rouages internationaux, susceptibles d’intéresser des collectionneurs à la création antillaise,  en s’appuyant sans aucun doute sur la diaspora antillaise pour un vrai émergence des artistes antillais sur la scène internationale. Pour cela, un salon artistique antillais s’avère nécessaire.